| A few years ago, I decided on a whim to go to a party organized by the Trinidad community in Montreal. One of the organizers came to talk to me and, at some point, I told her "I feel very white". She answered "Oh, no, people here are not like this!". I felt embarrassed and I wish I could have articulated my thoughts better at that moment. I've been thinking about this incident in light of the recent debates about the Syrian refugees. I wish I'd said: - Yes, I am outside of my comfort zone. It's a good thing! You're all very welcoming, but this is not my culture and it's normal to be a little bit intimidated! - Feeling very different from everyone else is something everyone should experience at least once. In our mostly white-skinned society, we don't always understand how it feels to be a different color. And even if there is no voluntary racism, you always stand out. - I think it's totally awesome that I live in a city where there are enough people of any given culture that they can organize events aimed primarily at their community, and gather that many people. - The older I get, the less I am afraid of "losing" our culture, and the more I think we have to gain by "learning from other cultures". I'm not advocating that we open the doors wide to turning upside down everything we have here, but adopting an open mind and taking the good wherever it is. There are things in other cultures I don't agree with. There are things in my own culture I don't agree with. Then it becomes a matter of personal choice. But shutting the door is not the right solution, especially when we have so much space and resources at our disposal. | Il y a quelques années, j'ai décidé sur un coup de tête d'assister à une fête organisée par la communauté Trinidadienne de Montréal. Une des organisatrices est venue me parler et, à un moment, le lui ai dit « Je me sens très blanche ». Elle a répondu « Oh non, les gens ici ne sont pas comme ça! ». J'étais un peu gênée et j'aurais aimé avoir mieux exprimé ma pensée à ce moment. J'ai repensé souvent à cet incident, depuis qu'on parle des débats sur l'accueil des réfugiés syriens. J'aimerais avoir dit : - Oui, c'est hors de ma zone de confort. Et c'est une bonne chose! Vous êtes tous très accueillants, mais ce n'est pas mal culture et c'est normal que je suis un petit peu intimidée! - Se sentir différent de tous les autres est une expérience que tout le monde devrait faire au moins une fois. Dans notre société à la peau majoritairement blanche, nous ne comprenons pas toujours comment se sentent ceux qui ont la peau plus foncée. Et même s'il n'y a pas de racisme direct, la différence saute toujours aux yeux, quoi qu'on y fasse. - Je trouve absolument fantastique de vivre dans une ville où habitent assez de gens issus d'à peu près n'importe quelle culture pour leur permettre d'organiser des événements s'adressant principalement à leur communauté et de rassembler autant de gens. - Plus je vieillis, moins j'ai peur de « perdre » notre culture, et plus je crois que nous avons à gagner à « apprendre des autres cultures ». Je ne suis pas en train de dire qu'il faut ouvrir toutes grandes les portes à n'importe quoi et mettre sens dessus dessous ce que nous avons ici, mais qu'il faut adopter une ouverture d'esprit qui permet de prendre ce qui est bon de chaque provenance. Il y a des choses qui me déplaisent d'autres cultures. Il y a des choses qui me déplaisent de ma propre culture. Ça devient à ce moment un choix personnel. Mais fermer la porte n'est pas la solution, surtout quand nous avons autant d'espace et de ressources à notre disposition. |
2015-11-30
Culture
2015-09-28
About fear - Au sujet de la peur
| Fear is a strange thing. I've come to realize that I've been afraid a lot. Some fears were simply self-doubt. Most were completely unfounded. When I went to Japan in 2012, something clicked. Or rather, something broke. I need to stop holding on to everything. I need to let go. Everything we think is forever can change in one fraction of a second. And when I went back to Japan one year later I was already a different person. That trip was a true test of what it feels like to just "be there". It was amazing. Now, change doesn't come easily, and 2012-2013 were rough years. And it's not a night-and-day change. But it's there. Strangely, I've recently noticed that it's spreading to seemingly insignificant areas of my life. Last weekend, we had a show on an island where lived thousands of wasps. I used to be terribly afraid of them, and this time was just... well, they're here. Hi, wasps. No, this sandwich is not yours. I caught myself simply looking at a spider as it walked across my keyboard the other day. I didn't even bother watching to see where it went after, Seriously, what's happening to me? | La peur est une chose étrange. J'ai fini par réalisé que j'ai toujours eu peur. Certaines peurs étaient issues du doute de moi-même. La plupart étaient non fondées. Quand je suis allée au Japon en 2012, quelque chose a cliqué. Ou, plutôt, quelque chose s'est brisé. Il faut que j'arrête de tout retenir. Il faut que je laisse aller. Tout ce que nous croyons qui durera toujours peut changer en une fraction de seconde. Et quand je suis retournée au Japon un an plus tard, j'étais déjà une personne différente. Ce voyage a été un test réel de ce qu'on ressent à simplement « être là ». C'était formidable. Évidemment, le changement n'est pas facile, et 2012-2013 ont été des années difficiles. Et ce n'est pas un changement comme le jour et la nuit. Mais il est là. Étrangement, j'ai commencé à remarquer que ça s'étend à des éléments apparemment insignifiants de ma vie. La fin de semaine dernière, nous avions un spectacle sur une île habitée par des milliers de guêpes. J'en ai toujours eu très peur, mais cette fois-ci, c'était comme... eh bien, elles sont là. Allo les guêpes. Non, ce sandwich n'est pas à toi. Je me suis retrouvée en train d'observer une araignée qui traversait mon clavier l'autre jour. Je ne me suis même pas préoccupée de regarder où elle s'en allait après. Sérieusement, qu'est-ce qui m'arrive? |
2015-09-21
One Step at a Time - Un étape à la fois
| Stuff. I've said many times that I'm not against people having a lot of *things*. I'm against people having a lot of *stuff*. Things are useful, especially if you're a crafter like me. They're never wasted, I always end up using the diverse tools and tidbits I accumulated over the years. Stuff is everything so trivial that I don't remember I had it, so will never think to use when the time comes, because I don't know it exists. Stuff, I've started steadily clearing from my life. Today, I started emptying a big box of stuff. In it, I found: - Ticket stumps, maps, boarding passes, tourist information and other trivia from my 2006 trip to China. - Cardboard tubes that formerly held small bottles of liquor. - Things I brought back from France somehwere around 2004, including candy and olives that had expired almost 10 years ago. - Small containers with soil and herb seeds that you just add water to and grow your own herbs. They may still be viable, but it's been a long time. - A hood that's supposed to be zipped to jacket that I'm pretty sure we lost 7-8 years ago. - A candle holder and a tealight that can't be used together. This means we've moved that box at least once, and have been storing it for at least seven years. One step at a time... but I will get there. | Les trucs J'ai dit plusieurs fois que je ne suis pas contre le fait de posséder beaucoup d'objets. Je suis contre le fait de posséder beaucoup de trucs. Les objets sont utiles, surtout si vous êtes bricoleurs comme moi. Ils ne sont jamais gaspillés, je finis toujours par réutiliser les divers outils et fournitures que j'ai accumulés au cours des années. Les trucs sont tellement triviaux que je ne me rappelle plus que je les possédais, alors je ne penserai même pas à les utiliser si j'en ai besoin, parce que j'en ignore l'existence. J'ai commencé à éliminer tranquillement les trucs de ma vie. Aujourd'hui, j'ai commencé à vider une grosse boîte de trucs. Dedans, j'ai trouvé : - Des billets, des cartes touristiques, des cartes d'embarquement, des livrets de renseignements et d'autres trucs divers datant de mon voyage en Chine en 2006. - Des tubes en carton ayant contenu des petites bouteilles d'alcool. - Des choses rapportées de France aux alentours de 2004, y compris des bonbons et des olives expirées depuis près de 10 ans. - Des petits contenants de terre et de semences d'herbes auxquels il suffit d'ajouter de l'eau pour faire pousser des fines herbes. Les semences sont peut-être encore viables, mais elles commencent à être vieilles. - Un capuchon à fixer avec une fermeture éclair à un coupe-vent que je crois que nous avons perdu il y a 7-8 ans. - Un chandelier et une bougie qui ne peuvent pas être utilisés ensemble. Ça veut dire que nous avons déménagé cette boîte au moins une fois, et qu'elle attend dans le sous-sol depuis au moins sept ans. Une étape à la fois... je vais y arriver! |
2015-08-27
Supplies - Fournitures
| I wasn't kidding when I said I was going to clean out my house. I was realistic when I said it took 30 years to accumulate and may take 30 years to clean out. But I'm making huge strides forward. How? Mostly, one simple habit. Once in a while, regularly, when I see something out of place, I pick it up. (I put it in its rightful place, I recycle it, I throw it away, or I put it in a "donate" box.) There are days (weeks!) I don't do anything. There are days I empty whole boxes of stuff. Most of the work has been putting similar things together. Crafting supplies with crafting supplies, clothes with clothes. I had been keeping my onsen towels from Japan with my travel stuff (but never brought them when I travel because they're not space efficient). They are now with regular towels. Towels with towels. Seems obvious, right? It wasn't, until I took a deliberate decision to organize my environment this way. I knew I had a lot of fabric. I was a member of the SCA for close to a decade and I've always loved historical costuming. I sewed a lot, and not T-shirt tunics. I made my way up to full Elizabethan underpinnings and whole Victorian outfits with corsets and crinolines. I'm actually surprised I don't actually have *more* fabric than this. What I hadn't realized is how much wool and knitting supplies I have. They're sneaky. They're small. They fit in a bag, they get stuffed into corners. Now, it seems that every time I open a mystery bag, every time I empty a box, I find one, two, three projects, sometimes started, sometimes not. Wool, wool and more wool. And for most of those, I bougt a new set of knitting needles. I have so many needles! I have so. much. wool! And most of it is poly/nylon/acrylic from Wal-Mart (although I do have a decent stash of the "good stuff"). I have been frogging all the projects I have no intention of finishing and putting all the wool in the same place, at least, pending a decision on its future. Seeing it all in the same place is a great incentif to stop buying more. If I take away only one lesson from the minimalist movement, I hope it will be mindfulness. I have been working hard to finish one project at a time. To start only things I can finish and see them to their end before starting something new. Seems obvious, right? Not to me. But I'm learning. | Je ne blaguais pas quand j'ai dit que j'allais organiser ma maison. J'étais réaliste quand j'ai dit que ce qui a pris 30 ans à accumuler prendrait sûrement 30 ans à nettoyer. Mais je fais des progrès évidents. Comment? Surtout avec une habitude toute simple. Une fois de temps en temps, régulièrement, quand je vois quelque chose qui n'est pas à sa place, je le ramasse. (Je le mets à sa place, je le recycle, je le jette ou je le mets dans une boîte à donner.) Il y a des jours (des semaines même!) où je ne fais rien. Il y a des jours ou je vide des boîtes entières. La plus grande partie du travail consiste à regrouper les objets semblables. Le matériel de bricolage avec le matériel de bricolage, les vêtements avec les vêtements. Je gardais mes serviettes de onsen japonais dans mes fournitures de voyage (mais je ne les ai jamais apportées parce qu'elles prennent trop de place). Elles sont maintenant avec les serviettes ordinaires. Les serviettes avec les serviettes. Ça semble une évidence, non? Pas jusqu'à ce que je prenne une décision délibérée d'organiser mon environnement de cette façon. Je savais que j'avais beaucoup de tissu. J'ai été membre de la SCA pendant près d'une décennie et j'ai toujours adoré les costumes historiques. Je cousais beaucoup, et pas des tuniques t-shirts. J'ai fait des sous-vêtements élisabéthains et des des costumes victoriens complets, y compris corsets et crinolines. En fait, je suis surprise de ne pas avoir *plus* de tissu que ça. Ce que je n'avais pas réalisé, c'est la quantité de laine et de matériel de tricot que j'ai accumulés. C'est discret, c'est petit, ça entre dans un sac, ça s'oublie dans les coins. Maintenant, chaque fois que j'ouvre un sac mystère ou que je vide une boîte, je trouve un, deux, même trois projets de tricot, parfois commencés, parfois pas. De la laine, et encore de la laine! Et pour la plupart de ces projets, j'ai acheté un nouvel ensemble d'aiguilles à tricoter. J'ai tellement d'aiguilles! J'ai tellement de laine! Et la plus grande partie est du poly/nylon/acrylique du Wal-Mart (bien que j'aie aussi une quantité décente du "bon stock"). J'ai défait tous les projets que je n'ai pas l'intention de finir et je mets toute la laine au même endroit, pour le moment, en attendant de décider ce que je vais en faire. Voir tout au même endroit et un excellent incitatif pour arrêter d'en acheter. Si je retiens une seule leçon du mouvement minimaliste, j'espère que ça sera la conscience du moment présent. J'essaie de finir un seul projet à la fois, de commencer seulement ce que je peux finir et de pousser jusqu'à la conclusion avant de commencer autre chose. Ça semble une évidence, non? Pas pour moi. Mais j'apprends. |
2015-06-19
Burning
This is such a beautiful post... go read the whole thing...
There’s only one time in your life when you can burn all the way down and walk away stronger. And that time is now. Waste your youth. That’s what it’s for. Don’t hold back. Love until it hurts. The fire will fade. You’re going to die.
2015-05-20
Iced coffee recipe - Recette de café glacé
Iced coffeeI came back from a gig tired and craving caffeine, but also wishing for a cocktail to unwind for a few hours. After considering my options, I finally opted to combine both... and it was amazing! Ingredients
Preparation
You could shake this or make it in a blender. I was lazy and simply stirred everything with a spoon.
| Café glacé
Je suis revenue d'un spectacle fatiguée, avec une envie de caféine, mais j'avais aussi envie d'une boisson fraîche pour me détendre pendant quelques heures. Finalement, j'ai choisi de combiner les deux... et c'était délicieux!
Ingrédients
Préparation
Vous pouvez passer le tout au shaker ou au mélangeur. J'ai été paresseuse et j'ai simplement mélangé le tout à la cuillère.
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2015-03-21
Less
Samedi soir en solitaire, besoin d'un cadeau pour papa.
The bookstore closes late, but nobody know it's open on Saturday evening and it's almost empty.
Y'a Jean Leloup qui chante son dernier disque, ça met dans un mood de tout va bien, la vie est belle.
There are so many things I could own, that could be mine. I used to go crazy thinking that there would not be enough of a lifetime to read everything in my local library, let alone in the world. So many universes.
Tellement de choses inutiles, de livres publiés pour nous faire acheter des choses, tellement d'accessoires, de besoins créés de toute pièce... pourquoi?
I pick up a book that looks interesting. It's a nice edition, but I can't bring myself to buy it. I pick up a cheap edition of a classic instead. I realize, more than ever, that I want to read them. Not own them.
J'ai tenu Sin City que je veux lire depuis longtemps, mais je n'ai pas pu me résoudre à l'acheter. Un autre jour, un autre moment, une autre année. Ou bien je le lirai sur tablette un de ces jours.
I left with almost nothing, feeling light.
Et Jean Leloup continuait de chanter.
2015-03-18
Regrets
| I haven't blogged here in a long time. But here's some inspiration from A Gym Life's Colin Stuckert: http://agymlife.com/your-mast-will-make-or-break-you/ Some important questions to ask about things that happen to us (he says "bad" things, but I say this applies to everything): Now think about the days and weeks that followed: Granted, nothing really bad has happened to me, ever. I've had a very good life so far. There have been a few of what I call "breaking points", those points where your life path suddenly breaks and takes a turn. They're always hard moments to live through, even when the event in itself is positive. And I can't say if my life after those points is better than my life before. But I know I've grown and changed, and that's always good. I rarely live with regrets. Oh, of course, there are some times where I'll think of the best reply to a statement an hour after the fact - who doesn't? But my point is that I trust myself to make the best possible decision at any given time. In that, I am usually very serene. If, looking back, I think "I should have done that then", I know that it's because I wasn't ready at that time. And I know that, if the occasion arises again, I'm ready now and, this time, I make a different choice. I call it growing and learning. There are some things about myself that I want to change. One thing at a time, slowly but surely. Every small thing I regret is not something I dwell on, but the negative feeling that it generates is a push for me to change. | Je n'ai pas écrit ici depuis longtemps. Mais voici une inspiration de Colin Stuckert, du blogue A Gym's Life : http://agymlife.com/your-mast-will-make-or-break-you/ Des questions importantes à se poser sur ce qui nous arrive (il parle d'événements négatifs, mais je pense que ça s'applique à tout) : Maintenant, pensez aux jours et aux semaines qui ont suivi : Je dois avouer que rien de très grave ne m'est jamais arrivé. J'ai eu une très belle vie jusqu'à maintenant. J'ai eu ce que j'appelle des « points de cassure », ces moments où notre parcours de vie est soudainement cassé et repart dans une nouvelle direction. Ce sont toujours des moments difficiles à vivre, même quand il s'agit d'un événement positif. Je ne peux pas dire si ma vie est meilleure après ces points, mais je sais que j'ai grandi et changé, et ça, au moins, c'est toujours positif. J'ai rarement des regrets. Bien sûr, comme tout le monde, je trouve parfois la réplique parfaite une heure après une conversation. Mais, en définitive, j'ai confiance en ma capacité de faire le meilleur choix possible à un moment donné. En ce cens, je suis habituellement très sereine. Si je repense au passé et que je me dis « J'aurais dû le faire à ce moment », je sais que c'est parce que je n'étais pas encore prête. Et je sais aussi que, si l'occasion se présente de nouveau, je suis prête maintenant et que je ferai un choix différent. C'est ce qu'on appelle grandir et apprendre. J'ai des points personnels que j'aimerais changer. Une chose à la fois, lentement mains sûrement. Je ne me tourmente pas indéfiniment au sujet de chaque petit regret, mais la négativité qui l'accompagne m'incite à changer. |
2015-02-20
Air bachi
| I've been observing my instructor's taiko practice for three years. Usually, it simply means sitting quietly in a corner not disturbing practice. It's a great chance to learn pieces and integrate the group dynamic (well, and, to hang out with cool people too). Recently, one of the members told us we were too quiet and he wants us to do air bachi. I can see the benefit when learning a new piece that's not completely integrated yet. It allows a person to get coordinated enough that when they finally play the piece on a drum, they're not tripping all over their own arms and distracting everyone by hitting the wrong notes. And granted, he's got... I'd say maybe 15 years of experience over me, so he definitely knows things I don't. But, for the most part, to me, it's pointless, and even counterproductive. Here's why: 1. When I'm "playing", I'm not observing. The main reason I'm there is to observe and if I'm not doing that, I feel like I'm missing the point. I can wave my arms around just as well when I'm alone at home and I'd rather use the opportunity of observing to... well... observe. 2. I'm not using my body the same way I use it when I actually hit a drum. There are too many muscles involved into stopping the movement. So the wrong muscles get used and my balance and alignment are completely different than if I was actually hitting something. 3. I'm not able to work on those things that I actually need to work on. Especially for pieces I know well already, I need to work on coordination and accuracy of strike, neither of which can be done efficiently in the air. 4. Risk of injury. Actually, of four times I remember injuring myself playing taiko (not counting bruised fingers), two were while doing air taiko. When you learn archery, the first thing they tell you is to never, ever release an empty string, because the bow takes the full force of the release if there's no arrow to transfer it to. Same with taiko. If there's no skin to absorb the bounce, then all that energy goes into my arms, wrists and hands. It doesn't feel good. I could go on, but you've got the idea. Who's right and who's wrong? Probably a bit of both ;-) But he's my sempai, so, whatever my thoughts are on the matter, I've been doing a lot of air bachi lately :-P | J'observe la pratique de taiko de mes instructeurs depuis trois ans. Habituellement, on nous demande de rester tranquilles dans un coin pour ne pas déranger. C'est une excellente occasion d'apprendre des pièces et de s'imprégner de la dynamique de groupe (et, bien sûr, de côtoyer des gens formidables). Récemment, un des membres nous a dit que nous étions trop tranquilles et qu'il aimerait nous voir jouer dans les airs. Je vois très bien les avantages de le faire pour apprendre une nouvelle pièce qui n'est pas encore complètement intégrée. Ça permet de devenir assez coordonnés pour ne pas se prendre dans nos propres bras et distraire tout le monde en frappant les mauvaises notes quand vient le temps de finalement jouer la pièce sur un tambour. Et, bien sûr, il a je dirais une quinzaine d'années d'expérience de plus que moi, alors il sait des choses que je ne sais pas. Mais, généralement, pour moi, jouer dans les airs est inutile, et même nuisible. Voici pourquoi : 1. Quand je « joue », je n'observe pas. La principale raison de ma présence est de pouvoir observer. Si je ne le fais pas, j'ai l'impression de passer à côté de quelque chose. Je peux tout aussi bien agiter mes bras dans les airs toute seule chez moi et j'aimerais mieux profiter de la possibilité d'observer pour... observer! 2. Je n'utilise pas mon corps de la même façon que quand je frappe un tambour. Il y a trop de muscles nécessaires à arrêter le mouvement. Alors, j'utilise les mauvais muscles et mon équilibre et mon alignement sont totalement différents que lorsque je frappe réellement. 3. Je ne peux pas travailler sur les points qui nécessitent réellement du travail. Surtout pour les pièces que je connais déjà bien, j'ai besoin de travailler ma coordination et la précision de mes frappes, ce que je ne peux pas vraiment faire dans les airs. 4. Risque de blessure. En fait, sur quatre fois où je me rappelle m'être blessée au taiko (sans compter les doigts meurtris), deux fois étaient en jouant dans les airs. Quand on apprend le tir à l'arc, la première chose qu'on se fait dire est de ne jamais, jamais lâcher une corde vide, parce qu'alors c'est l'arc qui prend toute l'énergie libérée s'il n'y a pas de flèche pour l'absorber. C'est la même chose au taiko. S'il n'y a pas de peau pour absorber la frappe, alors toute l'énergie est absorbée par mes bras, mes poignets et mes mains. Ça n'est pas très agréable. Je pourrais continuer, mais j'ai déjà énoncé les points principaux. Qui a tort et qui a raison? Probablement un peu les deux ;-) Mais, il est mon sempai, alors, peu importe mes pensées sur ce sujet, je joue beaucoup de taiko dans les airs ces jours-ci :-P |
2014-11-03
A good weekend - Une bonne fin de semaine
| I had a really good weekend. First, this Saturday was Mochitsuki (making pounded glutinous rice cakes) at the Japanese Center. I was on site from 6:30 am until 7 pm. The great majority of this time was spent rolling balls of warm cooked rice paste into balls. I though I'd have dreams about it - turns out I was too exhausted ;-) It was great day spent in good company helping a community I love. I bought a sansa drum to dance Hana Awase. I'd been waiting for this opportunity for years, so when an ex Komachi member announced she was selling hers, I was ready to pounce! She delivered it during Mochitsuki. I can't wait to start working on this! I slept for 9:15 hours after Mochitsuki. There is one advantage to turning back our clocks in the Fall (we pay for it in the Spring, but this time, it was a very good thing). On Sunday morning, we took a drive under the utterly blue sky to go get a knitting loom I found on Kijiji. I may have slightly overpaid, but, although it was used, it was in mint condition, in the original box, with VHS in both languages and original manual. And it was the model I'd been looking for. So... Mine! We had woken up a bit out of sorts that morning, so we just had coffee before leaving the house. We decided to have brunch/lunck at the market, something we do about once a month. There aren't many choices for us; we often go to the sausage vendor, who replaces our fries with a salad will all the trimmings plus olive oil and balsamic at no extra cost. He does breakfast all day too. But we wanted to try something new, so we ended up at the Italian deli. The food is meant for takeout but they can heat it (in the pizza oven, no less) for you in about 5 minutes. Yes, it's more expensive than fast food (it cost 24 dollars for two people) but, it's all made on site from scratch (even the sausage) and it was amazingly delicious. Richard had two Italian sausages with roasted bell peppers, mushrooms and onions, plus a side of cooked rapini. I had a huge slice of eggplant with sausage meat, tomato sauce and parmesan. It was de-li-cious! We had an afternoon tea at Richard's sister to celebrate about 7 people's birthdays (including mine) that we missed because we hadn't seen each other since July. We came home and started cooking: - The yummiest 4-ingredient soup ever. Recipe: boil beef soup bones in water with some dried shiitake. Remove the bones. Fish out the shiitake, cut off the stems and cut the rest into chunks, add back to soup. Add a lot of leeks. Cook until soft. Puree. Add more salt than seems necessary. - A batch of our spaghetti sauce to freeze. - Cod curry + steamed broccoli. - Yikes, not enough fish to make lunches tomorrow. We'll cook the chicken (throw it in the oven with some bbq spices). - Sausage for breakfast next day. We did all the dishes, then threw away a lot of the unidentified old food that was taking space in the freezer. And, it was still early enough to watch an episode of Doctor Who, wind a few hanks of yarn into center-pull balls and go to bed early enough to clock in more than 7.5 hours of sleep! | J'ai passé une excellente fin de semaine. D'abord, samedi dernier, c'était le Mochitsuki (fabrication de gâteaux de riz glutineux pilé) au Centre japonais. Je suis restée sur place de 6 h 30 à 19 h. J'ai passé la grande majorité de ce temps à façonner des boules de pâte de riz chaude en petites boules. Je pensais que j'en rêverais - finalement non, j'était trop épuisée :-) Ce fut une excellente journée passée en bonne compagnie à aider une communauté que j'adore. J'ai acheté un tambour sansa pour danser Hana Awase. J'attendais une occasion depuis quelques années, alors quand une ex-membre de Komaché a annoncé qu'elle vendait le sien, je n'ai pas raté ma chance! Elle est venue me le porter au Mochitsuki. J'ai vraiment hâte de commencer à travailler là-dessus! Après le Mochitsuki, j'ai dormi 9 h 15. Il y a un avantage certain à reculer l'heure à l'automne (on paie pour cet avantage au printemps, mais cette fois-ci, ça a très bien tombé). Samedi matin, nous avons fait une petite sortie en auto sous un ciel immensément bleu pour que je puisse aller voir une machine à tricoter que j'ai trouvée sur Kijiji. J'ai peut-être payé un peu trop cher, mais elle était en excellent état (comme neuve), dans sa boîte d'origine, avec les cassettes VHS dans les deux langues et le manuel d'origine. Et c'était le modèle que je cherchais. Alors... elle est à moi! Comme on s'était levés pas tout à fait dans notre assiette ce matin-là, on avait juste pris un café avant de partir. Nous avons donc décidé de bruncher au marché, comme nous le faisons environ une fois par mois. Il n'y a pas beaucoup de choix pour nous; nous allons souvent chez le saucissier, qui remplace nos frites par une salade avec toutes les garnitures plus huile d'olive et vinaigre balsamique sans nous demander d'extra. Il sert aussi des déjeuners toute la journée. Mais on voulait essayer quelque chose de différent, alors nous avons abouti au deli italien. Les aliments sont supposés être pour emporter, mais ils peuvent les réchauffer (dans le four à pizza, rien de moins) en environ 5 minutes. Oui, ça coûte plus cher que du fast food (24 dollars pour deux, cette fois-ci), mais tout est fait sur place (même la saucisse) et c'était absolument délicieux. Richard a mangé deux saucisses italiennes avec des poivrons, champignons et oignons rôtis avec une petite portion de rapini cuit. J'ai mangé une énorme tranche d'aubergine garnie de chair à saucisse, de sauce tomate et de parmesan. C'était dé-li-cieux! Nous avions ensuite rendez-vous pour le thé chez la sœur de Richard pour célébrer les anniversaires d'environ 7 personnes (y compris le mien) que nous avions manqué faute de s'être vus depuis juillet. Nous sommes enfin revenus à la maison et nous avons commencé à cuisiner : - La meilleure soupe à quatre ingrédients que j'ai jamais faite. Recette : faire bouillir des os de bœuf à soupe dans l'eau avec des shiitake séchés. Enlever les os. Repêcher les shiitake, enlever les tiges, couper le reste en morceaux et remettre dans le bouillon. Ajouter beaucoup de poireaux. Cuire jusqu'à tendreté. Réduire en purée. Ajouter plus de sel que ce qui semble nécessaire. - Une recette double de notre sauce à spaghetti, pour congeler. - Curry de morue et brocoli à la vapeur. - Ah non! Pas assez de poisson pour les lunchs de demain! On fait cuire le poulet (je l'ai simplement mis au four avec des épices BBQ). - Des saucisses pour le déjeuner du lendemain. Nous avons fait toute la vaisselle et jeté une grande partie des vieux aliments congelés non identifiables qui étaient dans le congélateur. Il était encore assez tôt pour regarder un épisode de Doctor Who, rouler quelques écheveaux de laine en balles que je pourrai utiliser par le milieu, et nous coucher assez tôt pour dormir plus de 7 heures et demie! |
2014-10-28
Progress - Progrès
| We've been good these last few weeks. I guess reading all those blogs is finally paying off. That, and having some breathing space in which to apply the theory. I've been so busy these last two years that I was just trying to survive, and now with things being a little more quiet I've started putting things into gear. What have we been doing differently? Well... I'm now working from home four days a week. That's a big change already. It changes my whole life rhythm - and I have much more time around a house to do things, like put the dirty dishes in the dishwasher. But we've also been keeping the TV off a lot and turning it on only when we're actually watching something - to the point where I'm thinking our cable subscription is probably not worth it anymore. We've been making supper early (for us, that means anywhere between 6:30 and 8:30) and going to bed before midnight. We've also gotten rid of stuff. We drove a huge box of fabric to Westmount. It had been donated to make clothes for newcomers when I was still in the SCA - so I returned it to the SCA. My parents changed the old curtains in the living room (THANK YOU!) and the old ones were thrown away immediately, as were the old electric heaters and the piles of cedar that had been sitting in the garage. I feel good about the stuff being gone! And then this weekend, a friend asked if we could lend some medieval costumes for a few hours. Which led to a hunt in the upstairs closets and in the basement... Closets are not too bad, but the basement... boxes and boxes of stuff, most unsorted, a lot of half-empty boxes of unrelated tidbits all thrown together and stuffed in a corner... That needs to be our next project. Really. Yikes! | Nous avons été sages au cours des dernières semaines. J'imagine que lire tous ces blogues finit par donner des résultats. Aussi, avoir un peu de temps libre pour tout mettre en pratique. J'étais tellement occupée ces deux dernières années que je ne pouvais que survivre. Maintenant que les choses sont un peu plus calmes, j'ai commencé à y travailler. Qu'est-ce que nous avons changé? Eh bien... je travaille maintenant de la maison quatre jours par semaine. C'est déjà un gros changement. Ça change complètement mon rythme de vie et j'ai beaucoup plus de temps pour faire des choses, comme par exemple mettre la vaisselle sale dans le lave-vaisselle. Mais nous avons aussi commencé à laisser la télé éteinte sauf quand nous décidons de regarder quelque chose - au point où je commence à penser que notre abonnement au câble n'est plus vraiment nécessaire. Nous avons commencé à faire le souper beaucoup plus tôt (pour nous, ça veut dire entre 6 h 30 et 8 h 30) et à nous coucher avant minuit. Nous nous sommes débarrassés de choses inutiles. Nous sommes allés porter une immense boîte de tissu à Westmount. Il avait été donné pour faire des costumes pour accueillir les nouveaux quand je faisais partie de la SCA - alors je l'ai retourné à la SCA. Mes parents ont changé les vieux rideaux dans mon salo (MERCI!) est les vieux ont été jetés immédiatement, tout comme les vieilles plinthes électriques et les piles de cèdre qui traîaient dans le garage. Je suis heureuse que tout ça soit parti! Et puis, en fin de semaine, une amie a demandé si nous pouvions lui prêter des costumes médiévaux pour quelques heures. Ce qui a mené à une grande fuille dans les garde-robe de l'étage et dans le sous-sol... Les garde-robe ne sont pas si mal, mais le sous-sol... des boîtes et des boîtes de choses, beaucoup à demi-pleines de trucs sans liens entre eux tous jetés ensemble et tassés dans un coin... Ça doit être notre prochain projet. Vraiment. Ouch! |
2014-10-06
The importance listening - L'importance d'écouter
| We all have our faults. One of mine is talking too much, and talking too much about myself. Part of it is probably due to growing up as a cherished single child who was given a lot of place in the family. Part of it is probably social anxiety. I'm not too bad until someone talks to me directly, then I lose my resolutions and bearings. Part of it is plain impulsiveness. I get excited and all my filters disappear. We should aim to become calmer, more centered, more aware, which will also allow us to open to the exterior more, to stop telling our own stories and listen to what other people have to say. We need to let go and remind ourselves that we don't need to feel threatened when someone else takes decisions without us. I'll be fine. Our universe won't collapse. We need to remember that nothing is as important as we think it is at that very moment. Just breathe. Just be. Just listen. | Nous avons tous nos défauts. Un des miens est de trop parler, et surtout, de trop parler de moi. C'est probablement dû en partie au fait que j'ai grandi comme enfant unique dans une famille qui m'accordait beaucoup de place. C'est aussi probablement dû à une certaine anxiété sociale. Ça ne va pas trop mal jusqu'à ce que quelqu'un m'adresse la parole directement. Alors je perds mes résolutions et mes repères. C'est aussi probablement de la simple impulsivité. Je m'excite et mes filtres disparaissent. Nous devrions tous devenir plus calmes, plus centrés, plus conscients, ce qui nous permettra de nous ouvrir davantage, d'arrêter de raconter nos propres histoires et d'écouter ce que les autres ont à dire. Nous devons laisser aller et nous rappeler qu'il est inutile de nous sentir menacés lorsque d'autres prennent des décisions sans nous. Tout ira bien. Notre univers n'implosera pas. Nous ne devons pas oublier que rien n'est aussi important que nous le croyons sur le moment. Respirer. Simplement, être là. Écouter. |
2014-09-29
Blueberries - Bleuets
| At the market a few weeks ago, I was surprised to see wild blueberries. I adore wild blueberries and I thought I'd buy some because they were probably the last of the season. They turned out to be... well, disappointing. Tasteless. Probably not ripe. I think the season is over. So, not wanting to waste them, I did what I often do: I improvised! | Au marché, il y a quelques semaines, j'ai eu la surprise de voir des bleuets sauvages. J'adore les bleuets sauvages et j'ai décidé d'en acheter parce qu'il s'agissait probablement des derniers de la saison. Ils étaient... décevants. Sans goût, probablement pas mûrs. Je pense que la saison est bien finie. Alors, pour ne pas les gaspiller, j'ai fait ce que je fais souvent : j'ai improvisé! | ||||
| 1. Throw the blueberries in a pan. Add some cut up peaches. 2. Add a good chunk of butter and some brown sugar to taste (this will act a bit like caramel). 3. (optional) Add some lemon zest and/or juice. 4. Heat on medium-low until the blueberries get dark. 5. Serve with some heavy cream and/or a small scoop of coconut sorbet. | 1. Mettre les bleuets dans une poêle. Ajouter des pêches en morceaux. 2. Ajouter un gros morceau de beurre et un peu de cassonade, au goût (ça fera un peu comme du caramel). 3. (facultatif) Ajouter un peu de zeste et/ou de jus de citron. 4. Chauffer à feu moyen-doux jusqu'à ce que les bleuets deviennent foncés. 5. Servir avec un peu de crème 35% et/ou une petite boule de sorbet à la noix de coco. | ||||
2014-09-26
The simplest gifts - Les cadeaux les plus simples
| My stepbrother is a bit of a hippie gardener. He sows things and watches them grow a bit haphazardly, marvelling at the variety of tastes, colours, shapes, and the way the plants find their own way into the world. He's especially fond of heirloom varieties. So, I talked to one of my uncles who's also a gardener. I remember, a few years ago he sent us a big bag of long flat green beens. So. Incredibly. Tasty. I asked him if he had seeds for those, and told him if he had other unusual or rare things, my stepbrother would be thrilled. He sent me a bag with about 8 different varieties. All labelled (in Latin). I have no clue what they are, but I know someone who will be absolutely thrilled. It cost nothing but an email, and time. It makes two people happy, both the giver, because he gets to share his passion, and the receiver. The simplest gifts... | Mon beau-frère est un jardinier un peu hippie. Il sème des plantes et les regarde pousser un peu au hasard. Il s'émerveille devant la multitude de goûts, de couleurs, de formes, et de la façon dont les plantes trouvent leur propre voie sur la surface de la planète. Il aime particulièrement les variétés historiques. Alors, j'ai parlé à un de mes oncles qui est aussi un jardinier. Je me rappelle, il y a quelques années, il nous avait donné un énorme sac de gros haricots verts plats. Absolument délicieux. Je lui ai demandé s'il avait des graines, et je lui ai dit que s'il avait d'autres trucs un peu étranges ou rares, mon beau-frère serait ravi. Il m'a envoyé un sac avec environ 8 variétés, toutes étiquetées en latin. J'ignore ce que c'est, mais je connais quelqu'un qui sera extatique. Ça n'a rien coûté de plus qu'un courriel, et un peu de temps. Ça rend deux personnes heureuses, celle qui a donné, parce qu'elle partage sa passion, et celle qui reçoit. Les cadeaux les plus simples... |
2014-09-18
Book - Death by Food Pyramid - Livre
I've just finished reading Death by Food Pyramid, by Denise Minger (you can get it from Amazon.ca
I've been wanting to read this book ever since it came out, after I read her famous rebuttal to the China Study. I've always been a skeptic regarding "common wisdom" and what everyone assumes is true without checking their sources. Just think of those "Did you know?" lists making the rounds on the Internet - most of them can be debunked point by point. Besides, I've done too much research into historical costuming to not know how easily fabricated "facts" make it into common wisdom, most often by accident or misinterpretation. A big part of this book is devoted to retelling how the US government's recommendations regarding fat (and the food pyramid) came into existence, based on very shaky science and a lot of politics. Denise Minger also spends some time looking into specific diets like the Mediterranean diet, Paleo/Primal and veganism, with common pitfalls to avoid. But, at the end of it all, she comes back with some pieces of wisdom that just make so much sense. There is much more to her message, but my main take away is: Eat real, diverse, nutrient-dense food. Here's an inspirational quote from the afterword: "[...] like most people, my hands have little to do with the growth or harvesting of the foods I so cherish. It’s a clear but tragic symptom of the direction our nation, and more broadly our world, is heading. Over the years, we've become increasingly disconnected from the food we eat— the way it’s produced, the journey it takes from farm to fork, the source of our beliefs about its goodness or badness, its place in the meandering history of humankind. We hunt and gather in the store, seduced by alluring packaging and clever marketing. We absorb whatever dietary advice we grew up with and often spend a lifetime never questioning it." | Je viens de terminer le livre Death by Food Pyramid, par Denise Minger (en anglais seulement - vous pouvez l'acheter sur Amazon.ca). Je voulais lire ce livre depuis son lancement, après avoir lu sa célèbre réponse à la « China Study » (en anglais aussi). J'ai toujours été sceptique face à la sagesse populaire et ce qu'on présume être la vérité sans vérifier la source des renseignements. Considérez par exemple toutes ces listes « Le saviez-vous? » qui sont partagées sur Internet et qui peuvent la plupart du temps être réfutées point par point. Et puis, j'ai fait trop de recherche sur les costumes historiques pour ne pas savoir à quel point il est facile de fabriquer des « faits » qui s'intègrent à la sagesse populaire, la plupart du temps par accident ou à cause d'erreurs interprétation. Une grande partie de ce livre est consacrée à relater comment les recommandations du gouvernement américain au sujet du gras (et la pyramide alimentaire) ont été mises en place, basées sur des données scientifiques très douteuses et beaucoup de politique. Denise Minger examine également des diètes précises, comme la diète méditerranéenne, le paléo/primal et le végétalisme, en indiquant également des erreurs communes à ne pas faire. En fin de compte, on en tire des recommandations qui ont beaucoup de sens. Son message est beaucoup plus élaboré, mais voici ce que j'en retiens : Il faut manger des vrais aliments diversifiés et nutritivement denses. Voici une citation inspirante tirée de la postface : (traduction libre) « [...] comme pour la plupart des gens, mes mains ont peu à voir avec la culture ou la récolte des aliments que j'aime tant. C'est un symptôme clair et tragique de la direction prise par notre nation et, plus généralement, par le monde entier. Au cours des années, nous sommes devenus de plus en plus déconnectés des aliments que nous consommons, de la façon dont ils sont produits, du parcours entre la ferme et notre assiette, de la source de nos croyances relatives à ce qui est bon ou mauvais, de la place qu'ils occupent dans l'histoire tortueuse de l'Humanité. Nous chassons et cueillons en magasin, séduits par les emballages élégants et le marketing astucieux. Nous absorbons les recommandations alimentaires avec lesquelles nous avons grandi sans jamais les questionner. » |
2014-09-15
Choosing our food wisely : Raspberries - Bien choisir notre nourriture - Les framboises
| At the market, there's a fruit and vegetables indoors vendor, open year-round. They sell raspberries imported from California. Exit the store, walk 100 feet and the produce merchants outside sell fresh, local grown raspberries. I see people buying the little boxes of imported ones every single week ("They're cheaper!"). The way I see the world, there is no justification for buying any fruit imported from the other side of the continent if there's an option to buy it locally grown. The taste, freshness, quality and footprint just can't compare. Forget about the price, the dollar you'll save is negligible compared to all that you'll gain. For two summers, we've been buying our raspberries from the outside produce vendor on the south end of the market. For a while we'd wonder at the huge, firm, bright-coloured raspberries that kept forever. This year, I don't know why, but we suddenly switched back to the north end produce vendor. They're selling small, dark raspberries. I fell in the crate and couldn't stop eating. Oh the taste! So amazing! I rediscovered raspberries. I know there is demand for big fruit - people buy them because they're beautiful; and the fact that they keep for a week in the fridge is an extra incentive. But after trying both, I think it's too high a price to pay if you're sacrificing taste in the process. And I bet the small dark ones are more nutritive too. Enjoyment of our food starts with how it tastes, and extends through how it feeds our bodies. This should never be sacrificed. Hurray for raspberries! | Au marché, il y a un magasin de fruits et légumes intérieur ouvert à l'année, où on peut acheter des framboises importées de Californie. Cent pieds plus loin, les marchands de fruits et légumes à l'extérieur vendent des framboises fraîches, cultivées localement. Chaque semaine, je vois des gens acheter les petites boîtes de framboises importées (« Mais elles sont moins chères! »). Dans ma vision du monde, on ne peut pas justifier l'achat de fruits importés de l'autre bout du continent si on peut les acheter d'un producteur d'ici. Le goût, la fraîcheur, la qualité et l'empreinte écologique ne sont simplement pas comparables. Oubliez le prix; le dollar que vous économiserez est négligeable si on compare la qualité des produits. Au cours des deux derniers étés, nous achetions nos framboises du marchand extérieur à l'extrémité sud du marché. Au début, nous nous extasions devant les framboises énormes, fermes, d'un rouge éclatant, qui se conservent pendant des jours. Cette année, je ne sais pas pourquoi, nous avons soudaient décidé de recommencer à acheter à l'extrémité nord du marché, où nous avons trouvé des petites framboises d'un rouge foncé. Je suis tombée dans le panier sans pouvoir m'arrêter tant elles étaient goûteuses! J'ai redécouvert les framboises. Je sais qu'il y a de la demande pour les gros fruits - les gens les achètent parce qu'ils sont beaux, et le fait qu'ils se conservent pendant une semaine au frigo est un incitatif supplémentaire. Mais après avoir essayé les deux, je pense que c'est un trop grand sacrifice si le goût n'est pas au rendez-vous. Et je parierais que les petites framboises foncées sont également plus nutritives. Le plaisir de manger commence par le goût et se poursuit dans la façon dont notre corps est nourri. Ça ne devrait jamais être sacrifié. Vive les framboises! |
2014-09-09
Temptation - Tentation
| Good resolutions... Bad execution. I bought a pair of booties last Friday. Yes, just after I published that blog post talking about spending less. But I was standing in the store with the silliest grin on my face - I just plain fell in love with them. Spending more than about $30 at a time makes me feel bad, these days. Those didn't, even if it it was significantly more than that. So, maybe this should be the next rule: never buy anything you're not totally in love with. | De bien bonnes résolutions... Une très mauvaise exécution! J'ai acheté une paire de bottillons vendredi dernier. Oui, juste après mon billet disant que j'allais dépenser moins. Mais je me tenais dans le magasin avec un immense sourire - j'en suis simplement tombée amoureuse. Ces jours-ci, dépenser plus d'environ 30 $ d'un coup me fait mal au coeur. Mais pas cette fois-ci, même si la somme était bien supérieure. Alors, peut-être que la nouvelle rège devrait être de ne jamais rien acheter dont je ne suis pas complètement éprise! |
2014-09-05
Beginnings - Les débuts
| I realize now my first step towards simplifying happened when I went to Japan two years ago. My friend said she'd bring a carry-on only, no luggage, and my immediate answer was "For three weeks? That's crazy!". And then I thought about it. And I did some research. Oh, the power of the Internet. It was a bit frantic, but I did my research, and then, I just did it. I went to Japan, for three weeks, with just a backpack (and some stuff in a messenger bag). And I loved it! So I did it again, two more times, another three weeks in Japan and then two weeks in California.
***
Then, I faced reorganization at work. A new much bigger office, shared desks, a heavy accent on telecommuting. So I got to work: I shredded most of the paper documents I was keeping, emptied my drawers, cleared my desk of all personal items. Now I've got a pencil case and a multi-subject accordion folder. That's it. And I love it!
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Those are easy because they're not in my personal private daily space. How do I translate it to my whole life? Ah, that's hard. I'm a saver of unwanted things. A collector of rare tidbits. A just-in-case kind of girl. But... oh the power of the Internet. I've been reading blogs: The Minimalists, Zen Habits, Chris Guillebeau, a lot of others. I doubt I'll ever be a real minimalist, but there is inspiration to be drawn from there.
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Step one: Stop the influx. Stop buying things, especially clothes. Stop taking in lost objects, unless I really need them. Stop letting things in just in case. Step two: Reduce. Go through my stuff and get rid of things I don't want. Give them, sell them, throw them away. Step three: Organize. This will require some investment, but I need to get off my butt and get working on this! I've got thirty years of accumulation to undo... let's get started! | Je me rends compte maintenant que j'ai fait mes premiers pas vers la simplification quand je suis allée au Japon il y a deux ans. Mon amie m'a dit qu'elle n'apporterait qu'un bagage de cabine et j'ai spontanément répondu « Pour trois semaines? C'est impossible! ». Et puis je me suis mise à y penser. Et j'ai fait un peu de recherche. Oh, le pouvoir de l'Internet... C'était un peu stressant, mais j'ai fait la recherche nécessaire, et puis, je l'ai fait, tout simplement. Je suis allée au Japon, pour trois semaines, avec seulement un sac à dos (et quelques objets dans un sac messager). Et j'ai adoré! Alors, je l'ai refait, deux autres fois, trois semaines au Japon encore une fois, puis deux semaines en Californie.
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Ensuite, j'ai dû faire face à une réorganisation au travail. Un beaucoup plus grand bureau, des postes partagés, et beaucoup de télétravail. Alors je me suis mise au travail : j'ai déchiqueté la plupart des documents papier que je conservais, j'ai vidé mes tiroirs et enlevé tous les articles personnels sur mon bureau. Maintenant j'ai un coffre à crayons et un classeur accordéon. C'est tout. Et j'adore ça!
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Ces cas sont faciles parce qu'ils ne font pas partie de mon espace personnel privé au quotidien. Comment reporter la même philosophie sur ma vie entière? Ça, c'est plus difficile. Je suis une sauveuses d'objets non désirés, une collectionneuse de raretés, une adepte du juste-au-cas. Mais... oh le pouvoir de l'Internet. Depuis quelques temps, je lis des blogues: The Minimalists, Zen Habits, Chris Guillebeau, beaucoup d'autres. Je ne serai probablement jamais réellement minimaliste, mais il y a beaucoup d'inspiration à tirer de cette philosophie.
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Première étape : Arrêter les entrées. Arrêter d'acheter des choses, surtout des vêtements. Arrêter d'accueillir des objets perdus à moins d'en avoir réellement besoin. Arrêter de laisser entrer des objets juste-au-cas. Deuxième étape : Réduire. Trier mes choses et éliminer ce que je ne veux plus. Donner, vendre, jeter. Troisième étape : Organiser. Je vais devoir investir un peu pour ça, mais il faut que je me botte le derrière et que je commence à le faire! J'ai trente ans d'accumulation à défaire... allons-y! |
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